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Cap 360° saison 3 : inscrivez-vous !

30 juin 2017
Tous les Hommes : tel est le thème de la saison 3 de la form’action Cap 360° proposée par le Courant pour une écologie humaine pour se former et agir !

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Ce parcours a lieu localement, sur toute la France (25 équipes en France et en Norvège en 2016/2017). Il comporte 9 soirées conviviales et 9 actions liées – pour combler nos têtes et nos cœurs – et a pour fil rouge le thème : tous les Hommes.

TOUS LES HOMMES

Toute la famille humaine ? Vous avez dit toute ? Déjà plus de 100 milliards d’homo sapiens seraient nés sur terre depuis l’origine de notre espèce, dont 6,5 % environ sont actuellement en vie. Il faut ajouter à nos préoccupations sociales et spirituelles ceux des frères humains qui naîtront demain, sur notre planète, voire sous d’autres cieux…

Embrasser « tous les hommes » nous interroge inévitablement sur le sens de l’humanité : d’où venons-nous ? Qu’avons-nous en commun ? Formons-nous “UNE“ humanité ? Dans quelle mesure peut-on penser l’homme sans penser l’humanité ? Finalement, qu’est-ce qui caractérise cette “humanité“ ? Au-delà de la diversité des humains, de leur culture, de leur histoire, pouvons-nous affirmer l’existence de caractéristiques de l’humanité ? Peut-on dire que nous avons une histoire commune ? Sommes-nous déterminés par l’histoire, par les lois de la biologie ? En sommes-nous totalement affranchis ? En tant qu’êtres vivants, occupons-nous une place spécifique sur cette planète ? Quels sont les interdépendances et les liens que nous aurions à l’égard de l’ensemble des êtres vivants ? Qu’est-ce qui fait qu’il y a aujourd’hui une humanité alors que de nombreuses espèces vivantes humaines et non humaines ont disparu ?

Mais surtout, où allons-nous ? Quel est notre rôle dans cette chaîne intergénérationnelle ? Avons-nous une responsabilité dans cet enchaînement, notamment à l’égard de la préservation et la transmission ce qui serait le propre de l’humanité ? Peut-on affirmer sans danger que ce qui est humain, c’est ce que l’homme fait de l’humain ? Le « post humain » est-il donc nécessairement le développement ultime de l’humanisation ? Comment devrait-on accueillir cette idée d’une hybridation entre humains et robots ?

Cette humanité ne résulte pas seulement de caractéristiques communes et, d’une certaine manière, subies. Elle est aussi le fait d’un processus d’humanisation dans lequel les hommes ont joué une part active, par leurs capacités spirituelles et relationnelles, par leur créativité, par l’invention de concepts, de techniques, de formes de don et d’échange, de formes organisationnelles et politiques, par leur capacité à relier les éléments du réel et à leur donner sens en inventant des mondes, contribuant ainsi à la redéfinition des conditions d’exercice de leur liberté.

Par ailleurs, au-delà de la diversité des mondes et des cultures, il est possible de repérer des processus mimétiques, conflits, rejets cycliques des boucs-émissaires, phénomènes de stigmatisation, d’exclusion et d’élimination de certains hommes, autant d’exceptions propres à ruiner ce qui fait l’humanité. Concevoir l’humanité comme une seule entité, c’est aussi constater son besoin de structuration en groupes, tribus, nations et l’existence de corps intermédiaires précieux pour amortir la violence en offrant appartenance, représentation et médiation. L’humanité n’est pas une somme d’individus. Une société humaine n’est jamais liquide.

Quel est finalement le sens de cette vie ? Question par essence humaine. Car les préoccupations de notre espèce dépassent celle de la création visible. Après tout, pourquoi la vie humaine vaudrait-elle la peine d’être vécue ?

Après une saison consacrée à comprendre et articuler toutes les dimensions de la personne humaine (Cap 360° : « Tout l’Homme ») nous nous situons en 2017-2018 comme membre à part entière d’une communauté humaine. Car l’état présent de l’Humanité – son histoire – influence, sans jamais totalement la déterminer, notre identité. « Tous les hommes », c’est un thème qui nous fait enfin entrer dans le politique, celui qui considère tout homme comme partie prenante d’un projet commun, sujet de droits universels à travers lesquels les hommes affirment leur spécificité, responsable d’eux-mêmes et de tous les hommes.

UNE SOIRÉE TYPE

  • 20h : dîner convivial en équipe locale
  • 20h40 : projection d’une vidéo sur le thème du mois
  • 21h10 : début de la réunion téléphonique avec l’ensemble des participants de la form’action
  • 21h50 : temps d’échanges en équipe
  • 22h30 : fin de la réunion

JE M’INSCRIS !  

  • Coût d’inscription : 50€ (à peu près 5€ / soirée – hors coût du week-end), à régler
  • Dates 2017 / 2018 :
    • mercredi 11 octobre 2017
    • mercredi 15 novembre 2017
    • mercredi 13 décembre 2017
    • mercredi 10 janvier 2018
    • mercredi 7 février 2018
    • mercredi 7 mars 2018
    • mercredi 4 avril 2018
    • mercredi 16 mai 2018
    • mercredi 13 juin 2018
    • Nous proposons également un week-end de rencontre avec l’ensemble des équipes les 24-25 mars 2018.

      >> S’inscrire en ligne <<

LES ÉQUIPES EXISTANTES

En 2017, vous pouvez trouver facilement des équipes à Angers, Chambéry, Bordeaux, Compiègne, Gemenos, Givet, Le Vésinet, Lille, Lyon, Meaux, Nancy, Nantes, Nîmes, Oslo (Norvège), Paris, Rennes, Roquefort les Pins, Rouen, Saint-Etienne, Saint-Omer, Toulouse, Vannes et Versailles.

Il est possible de créer facilement votre propre équipe là où vous vivez. Pour ce faire, prenez contact avec nous.

LES PREMIÈRES SAISONS

Vous voulez un aperçu de ce qui s’est passé avant ? Cliquez ici.

 

Une question ? Écrivez-nous : national@ecologiehumaine.eu

La Société de Bien Commun

20 juin 2017
Comment faire advenir la Société de Bien Commun ? Cette question passionne le Courant pour une écologie humaine, qui lance le premier volume d’une collection dédiée à la recherche des conditions et des moyens nécessaires pour faire émerger cette société.
Pour changer la donne, à hauteur d’homme.

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Présentation

Cet ouvrage que vous pouvez télécharger gratuitement en version numérique comprend 21 contributions qui émanent de personnes exerçant diverses activités : agriculteur, enseignant, médecin, magistrat, chercheur, financier, entrepreneur, militaire, ingénieur, architecte, travailleur social, responsable associatif, médiateur…

La diversité des angles de vue est une richesse : elle permet une vision « à hauteur d’homme » de questions complexes posées à notre société aujourd’hui.
Certains de ces contributeurs se sont exprimés anonymement ; devoir de réserve oblige.
Ces 21 points de vue ont un objectif commun : comment développer la Société de Bien Commun dans son domaine d’activité ? Quelles sont les conditions requises ?
Autres points communs qui lient ces textes :
• chaque contributeur a à coeur de faire surgir une société où l’homme – digne de confiance – peut prendre toute sa place, une place centrale,
• tous posent un regard bienveillant – dans le sens de « veiller au bien » – sur le contexte dans lequel ils évoluent. Cette bienveillance les pousse à souligner, avec le plus de justesse possible, les dysfonctionnements et les atouts de ce contexte,
• tous, enfin, sont engagés sur le terrain depuis longtemps. Ils connaissent de façon empirique la problématique qu’ils abordent.

Cet ouvrage n’est donc pas le fruit d’une approche « par le haut ». Chaque contribution s’enracine dans une expérience de vie : c’est à partir du terrain que l’on peut agir de façon réaliste et mesurer le chemin à parcourir, en prenant en compte, au mieux, la complexité et la richesse du monde qui nous entoure.

Ce livre est un appel lancé aux femmes et aux hommes d’ici et d’aujourd’hui : le Courant pour une écologie humaine veut vous encourager à vous engager pleinement dans la transformation de notre société. Ces premières contributions révèlent qu’il est possible à chacun d’apporter sa pierre. Elles amènent à prendre conscience de notre responsabilité, de notre désir et de notre pouvoir de transformation. Notre société peut et doit évoluer dans le sens du bien de tout l’homme et de tous les hommes.

Puisse ce premier livre nous encourager tous à changer la donne, à hauteur d’homme !

Le travail, fondement de notre société

20 mai 2017
Entretien avec Pierre-Yves Gomez, économiste et co-initiateur du Courant pour une écologie humaine. Pierre-Yves évoque le lien étroit entre le travail de l’Homme et son environnement naturel. Il nous invite à prendre conscience des différentes formes de travail qui fondent notre société.

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Pierre-Yves Gomez : « Le travail fait l’Homme. Il l’humanise. L’Homme est un animal qui travaille. Bergson le qualifie d’Homo faber : l’Homme qui fabrique.

La différence entre l’animal et l’Homme est le travail : l’animal peut, certes, utiliser des outils mais l’Homme les fabrique. Or, fabriquer des outils signifie anticiper une transformation de l’environnement pour le rendre plus sûr, plus fécond, plus beau.

Le travail : un lien entre l’Homme et la nature

Le travail permet à l’Homme de transformer la nature et de la recevoir. Sachant cela, il est légitime de se poser régulièrement la question : qu’est-ce que le travail de l’Homme permet de transformer dans la Nature, pour la rendre plus belle ou moins belle, plus féconde ou moins féconde, plus juste ou moins juste ? Et de trouver des actions à mener lorsque les réponses ne sont pas aussi positives qu’on l’espérerait.

Les différentes formes de travail

Le travail n’est pas simplement réduit au travail salarié. Le travail salarié est né dans les années 1940. Pendant des siècles, le travail était essentiellement domestique. Ce dernier reste important dans nos sociétés : éducation des enfants, entretien de la maison, du lieu de vie… C’est un travail qui nous prend des heures chaque jour.

Nous avons aussi le travail collaboratif. Une grande partie de notre économie sociale et culturelle dépend du travail de milliers de bénévoles, non salariés. Leur travail, leur activité soutenue, tournée vers les autres, permet de réaliser des biens et des services utiles à tous. S’ajoute au travail social ou associatif, le travail collaboratif. On le trouve sur Internet, par exemple, à travers l’alimentation d’une encyclopédie comme Wikipedia. Il y a également le travail du client : remplir une feuille d’imposition, réserver un train. Ces activités échappent au travail salarié et appartiennent à ce grand univers du travail non rémunéré.

Et il existe donc, également, le travail rémunéré.

Nous devons décaler notre regard et découvrir les autres formes de travail qui fondent notre société. Il y a vivre ensemble parce qu’il y a humanisation par le travail. Il y a aussi humanisation de notre environnement par le travail. A travers le travail que nous réalisons, nous créons une société particulière : la société française n’est pas la société birmane ni la société japonaise, parce que la façon de travailler y est différente, l’environnement que nous produisons est différent, les formes de travail y sont différentes.

La qualité du travail : une importance déterminante

La qualité du travail est déterminante. C’est pour cette raison que la question du travail est un sujet politique si important depuis toujours et en particulier aujourd’hui.

Depuis toujours, car se battre contre le servage, l’esclavage, les conditions de travail dans les usines du XIX ème siècle, était bien un sujet politique et d’écologie humaine. C’était bien à la fois l’environnement qui était impacté et chaque Homme.

Aujourd’hui, la question de la qualité du travail, rémunéré ou pas, est une question politique centrale. Pourquoi ?  parce que le travail fait à la fois l’Homme et donc la qualité de l’Homme, et l’environnement, et donc la qualité de l’environnement. C’est notre conviction au sein du Courant pour une écologie humaine.

Un travail violent dégrade l’Homme et aussi l’environnement. Voici le message qu’il faut porter dans les entreprises, les administrations, dans les nouvelles formes de travail précaires : c’est l’enjeu d’une écologie humaine authentique.