Actualités du thème

Revisiter notre rapport à la technologie

14 novembre 2016
A travers cette vidéo de 3 minutes, Tugdual Derville – co-initiateur du Courant pour une écologie humaine, faut-il le rappeler – nous propose de repenser notre rapport à la technologie : aliénante ou humanisante ? De quoi prendre un peu de hauteur sur nos usages quotidiens.

2016-09_tug-rapporttechnologie_article
Réévaluer notre relation à nos smartphones, qui nous ouvrent au doux monde d’internet, peut nous aider à devenir plus humain et plus juste dans nos relations avec ceux qui nous entourent. Cette petite machine joue un grand rôle dans nos vies quotidiennes : en un instant, elle capte notre attention et hop ! plusieurs heures plus tard, nous sommes toujours en train de surfer sur le Net où les sources de plaisirs virtuels sont nombreuses : jeux online, articles, réseaux sociaux, etc .

Notre attention est devenue un marché lucratif : il s’agit de nous entraîner dans la frénésie de l’excitation continuelle. Et nos smartphones, censés initialement nous relier au monde, trop souvent nous rendent finalement asociaux. Nous sommes, nous, êtres humains, infiniment plus complexes que n’importe quelle technologie. Attention à ce que cette dernière ne nous coupe pas de l’humanité.

I wheel Share : l’appli qui donne une voix(e) aux personnes handicapées

14 novembre 2016
 i-wheel-share-fondateur
I will share est une application collaborative qui génère un véritable réseau d’entraide. L’objectif ? Adapter le monde aux personnes en situation de handicap, en révélant et résolvant notamment les problèmes d’accessibilité. Une très belle initiative à découvrir !

I wheel share : une histoire de famille

Lucas et Audrey Sauvignet sont frère et sœur. C’est eux qui, en 2015, trois ans après l’accident qui a rendu Lucas paraplégique, ont fondé l’application I wheel Share.

Cette plateforme est à la fois un espace d’expression et une mine d’informations sur les lieux, villes et espaces publics accessibles. Mine à laquelle chacun peut apporter sa contribution par des retours d’expérience quotidiens. C’est grâce à cela, par exemple, que l’on peut savoir que même en fauteuil, il est possible de faire de l’accrobranche !

Un parfait moyen d’éveiller les consciences dans la bienveillance…

La vie de Léa, et tout s’éclaire…

Quel est l’intérêt de l’application I wheel Share ? Il suffit de passer quelques jours en compagnie de Léa pour tout comprendre…

Léa est en fauteuil roulant depuis un an. Elle décide que ça n’est pas ça qui l’empêchera de continuer à vivre sa vie pleinement, sans trop changer ses habitudes.

Un jeudi soir, elle va au cinéma avec une amie. Rien de plus classique qu’une telle situation, mais tout ne se déroule pas comme prévu … en sortant de la dernière séance, les salariés du cinéma étant partis, elle ne peut plus descendre les escaliers…

Qu’à cela ne tienne, elle ne laisse pas abattre si vite : le week end arrive et Léa décide d’aller en boite de nuit avec ses amis. La soirée commence très bien jusqu’à ce qu’elle se trouve face au videur : ce dernier refuse qu’elle rentre, prétextant qu’elle est un danger pour elle-même et pour les autres !

Quelque peu humiliant et vraiment plombant d’être sans cesse ramené à son handicap, alors même qu’on lutte déjà de toutes ses forces pour le dépasser et vivre avec !

Léa a donc besoin d’une feuille de route, d’un guide, pour éviter les lieux inhospitaliers ou solliciter l’aménagement d’infrastructures adaptées. Cette béquille invisible est proposée par l’application IwheelShare, qui permet de dédramatiser la situation et, surtout, de se sentir moins seul grâce à la communauté bienveillante qui la compose.

I wheel share : un réseau d’entraide

iwheelshare

Parfois, le handicap dérange, parfois même, il fait peur.  Or, qui peut se prévaloir de n’avoir jamais été en situation de handicap ? Dans notre vie quotidienne, nous sommes tous en interdépendance les uns avec les autres. Comme le dit Sophie Lutz : « se mettre au rythme du plus lent (ndlr : et du plus faible !), c’est se mettre au rythme juste de la vie ». Cette phrase est valable pour le temps ET pour l’espace !

I Wheel Share est une application mobile collaborative regroupant les retours d’expériences de tous ses usagers, qu’ils soient en situation de handicap, aidant ou encore parent avec poussette. Situations bloquantes, cocasses ou bons plans sont partageables de façon géolocalisée et fait de I wheel share un véritable réseau d’entraide.

Lumière LED, pas si belle ?

14 novembre 2016
led-article
Thibaud est Ingénieur. Depuis longtemps, il connaît les méfaits des éclairages LED. A travers cet article il souhaite  que nous prenions conscience de l’enjeu de la généralisation de ce mode d’éclairage.

>> lire le dossier complet ici

 

Un seul but : l’économie d’énergie

Depuis que les ampoules incandescence classiques ont été interdites, les rayons éclairages des supermarchés ne cessent d’évoluer. Bientôt, en 2018, même les ampoules « incandescence halogène » seront interdites et on entend déjà parler d’une interdiction des fluos. Il ne resterait donc en pratique, pour l’éclairage domestique, que des lampes LED, qui sont les plus efficaces énergétiquement. Aujourd’hui, elle font un véritable raz de marée dans tous les domaines de l’éclairage.

 

Oui, mais

Il se trouve que ce mode d’éclairage a de graves inconvénients sanitaires. Une étude particulièrement sérieuse, celle de l’ANSES, un établissement public français rassemblant des experts scientifiques de premier plan, chargés d’évaluer les risques des technologies nouvelles, a tiré la sonnette d’alarme. Un  rapport publié en 2010 reste une référence en la matière.

 

Le risque principal : la lumière bleue

La lumière blanche émise par les LED se caractérise par une forte composante d’un bleu particulièrement phototoxique. Cette lumière engendre des réactions chimiques dans les tissus vivants, produisant des toxines. Leur effet ne se fait sentir que sur le long terme. Le risque principal est de voir de plus en plus de personnes devenir malvoyantes ou aveugles avec l’âge.

 

Un effet aggravant : l’éblouissement

Si la lumière émise par la source LED n’est pas bien diffusée, ce qui est souvent le cas, elle est beaucoup plus éblouissante que les autres types de sources de lumière. Il y a  alors un risque de lésion immédiate et irréversible de la vision. Un certains nombre de jouets pour enfants présentent ce risque.

 

Les enfants particulièrement exposés

L’oeil des enfants, plus clair que celui des adultes, filtre moins la lumière bleue, ce qui les expose davantage au danger. Leurs yeux à la hauteurs des phares de voiture et leur insouciance aggravent encore le risque.

 

Bleus, sommeil et humeur

La lumière LED est trop riche en bleu roi, ce qui dérègle l’hormone du sommeil. Cet effet est si bien connu qu’Apple propose désormais un mode «night shift» à utiliser le soir sur les écrans. Mais la lumière LED est aussi trop pauvre en un autre bleu, le bleu turquoise, qui a des effets sur l’humeur. Le déséquilibre des deux est très perturbant pour l’horloge biologique et l’oeil.

 

Les effets spectaculaires du clignotement

Les alimentations électroniques des LED sont susceptibles de faire clignoter ces dernières. Cet effet rarement observable est souvent gênant. On constate souvent des maux de têtes, migraines, nausées et même vomissements chez les utilisateurs. Par contre, ceux-ci ne savent pas spontanément faire le lien avec la cause de leur malaise.

 

Qui se préoccupe du problème ?

Sans doute pas encore les législateurs, puisqu’il y a un énorme vide juridique et normatif sur les LED. Les recommandations normatives du rapport ANSES n’ont, à ma connaissance, été suivies d’aucun effet. On trouve des articles ici et là, mais qui en général n’abordent pas l’essentiel du sujet et ne veulent pas conclure qu’il faille renoncer – même partiellement – aux bénéfices de cette nouvelle technologie.

 

Est-ce possible, en 2016, de ne pas réagir à un tel risque ?

Manifestement, oui. Pour s’en convaincre, on peut citer l’exemple de l’amiante. Le développement de son usage s’est fait après la seconde guerre, alors que l’on connaissait déjà très bien les mécanismes toxicologiques en jeu. Pourtant ce sont les propriétés techniques remarquables de ce matériau qui ont prévalu.

 

Quel intérêt vis à vis de l’écologie Humaine ?

C’est un cas pratique et concret sur lequel nous avons à nous déterminer en faisant nos courses.

C’est un sujet qui ne pourra sortir que si une communauté, riche d’une diversité de personnalités et d’expériences, se l’approprie.

Au-delà de l’expérience pratique, le point de vue de nombreuses spécialités sera enrichissant : sociologie, psychologie, droit, histoire, médecine, écologie…

 

Et maintenant ?

> Vous pouvez réagir ci-dessous.
> Vous pouvez lire le dossier complet disponible ici.
> Vous pouvez apporter une contribution par un petit article en fonction de votre regard particulier.