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Manger en pleine conscience

2 octobre 2019
Jean Luc Moncorgé, diététicien, rappelle l’importance du manger en pleine conscience : apprenons à savourer en prenant notre temps !

Aujourd’hui, nous entendons beaucoup parler du Slow Food, ou du manger en pleine conscience. C’est fondamental pour l’homme ; et pour bien comprendre l’intérêt du manger en pleine conscience, il faut d’abord comprendre que notre acte alimentaire démarre avec la faim et se termine avec la satiété.

Dans la satiété, il y a trois éléments majeurs :

  • La satiété énergétique : j’ai les calories dont j’ai besoin,
  • La satiété nutritionnelle : j’ai les nutriments dont j’ai besoin,
  • La satiété hédonique : j’ai le plaisir attendu.

Cette satiété hédonique s’obtient essentiellement en goûtant la nourriture. Or, dans nos rythmes de vie actuels, nous avons pris l’habitude de manger vite, parfois même de se débarrasser du temps du repas pour passer à autre chose, de ne pas s’arrêter de manger lorsque l’on travaille, ou bien de manger devant un écran, en faisant une autre activité… Nous n’avons donc pas toute notre conscience sur notre acte alimentaire.

Lorsque l’aliment passe en bouche, notre cerveau va enregistrer ces trois éléments (énergie, nutriments, plaisir). Si l’aliment passe en bouche trop vite, il y a des informations que le cerveau ne vas pas forcément capter ; lorsqu’il enverra le signal de satiété, nous aurons en réalité avalé plus de nourriture que nécessaire.

Manger un aliment en pleine conscience, c’est le laisser prendre toute sa place dans la bouche. Par ce contact avec les papilles, je vais éprouver tout le plaisir que je peux attendre de cette première bouchée, puis de la bouchée suivante, puis de la troisième… jusqu’au moment où je vais entendre un signal qui va me dire « stop ». Ce signal, je vais l’entendre et je peux faire le choix de le respecter, c’est-à-dire de m’arrêter puisque mon cerveau / corps me dit que j’ai mangé ce dont j’avais besoin.

Si je ne mange pas en pleine conscience, si l’aliment passe trop vite dans la bouche, le danger c’est de manger vite et donc… de manger trop !

Le toucher, un sens qui nous relie

24 septembre 2019
Sophie Lutz, auteur, chroniqueuse et conférencière, évoque l’importance de l’un de nos sens : le toucher. 
"C'est le toucher qui donne le sentiment d'exister." Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe français.

« Pourquoi le toucher, ce sens merveilleux qu’on a parmi cinq autres, est-il si important ? Pourquoi en avons-nous tant besoin ? Besoin de le vivre, de l’expérimenter, d’en faire profiter les autres…

Dans une société où il y a beaucoup d’excès, beaucoup de gestes inappropriés, on se retrouve à chercher le point d’équilibre. Comment vivre cette expérience essentielle, de manière belle, humaine et respectueuse à la fois de son propre corps et du corps de l’autre ?

L’expérience auprès des personnes fragiles est intéressante pour comprendre pourquoi on a autant besoin de ce sens-là. C’est un sens qui permet d’être rassuré : le fait d’être touché calme les angoisses, ça donne une notion de la proximité de l’autre, ça rompt la solitude. Avec le toucher, on a la certitude, la preuve tangible et concrète que l’autre est là pour nous, et que, d’une certaine manière, il se « branche » à nous.

Le toucher apporte le repos dont on a besoin. Dans le couple, on le vit lorsqu’on est peau à peau, simplement, sans bouger : c’est particulièrement reposant ! On a l’impression que les peaux se parlent et qu’il y a un espèce d’apaisement des tensions qui se fait. Le toucher nous répare, nous permet de ne pas nous sentir seul, de nous sentir aimé.

Comment faire en sorte de bénéficier de tout cela ? Il n’y a pas vraiment de code, il va falloir que ça vienne du cœur. Il faut qu’on agisse avec amour et respect ; avec un sens de la limite – c’est là où on va être sur une ligne de crête ; il faut pouvoir toucher l’autre sans être dans l’intrusion. On va être maladroit parfois, mais même cette maladresse est bienvenue.

Quand je parle de geste maladroit, je ne parle pas d’un geste inapproprié / pervers / abusif, évidemment, mais plutôt d’un geste bien intentionné qui tombe à côté de la plaque ; parce que ce n’est pas le bon moment, parce que l’autre n’est pas réceptif, parce que de toute façon, dans son état d’humeur, tout geste serait raté. C’est tout un processus d’essai / erreur dans le contact avec l’autre ; on tente quelque chose mais ce n’est pas forcément reçu comme on aimerait. Cette maladresse fait partie de la vie, ce n’est pas grave, c’est la maladresse du quotidien qui est finalement aussi touchante !

 

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Pour conclure, je pense au fameux film Intouchable, au titre évocateur, où le personnage handicapé joué par François Cluzet a perdu le sens du toucher dans presque tout son corps, et reste pourtant sensible à la manière dont on manipule son corps. Ce film en dit beaucoup sur la manière dont on prend en compte le corps des autres, et nous montre à quel point la notion du toucher est importante, pour communiquer comme pour aimer. Le sens du toucher, c’est le sens par lequel nous ne sommes pas seuls au monde ; c’est le sens de la tendresse.

 

Solidhair : parce qu’elles le valent bien

16 septembre 2019
Soutenir les personnes atteintes du cancer en donnant vos cheveux, c’est possible : l’association française Solidhair les récupère pour financer les perruques de ceux qui en ont besoin.

Pourquoi donner ses cheveux ?

Chaque année on estime près de 382 000 nouveaux cas de cancer en France. Parmi toutes les personnes qui en souffrent, nombreux sont ceux qui subissent une chimiothérapie, traitement lourd dont les effets secondaires entraînent la plupart du temps une chute des cheveux. Pour beaucoup de femmes, cette ultime épreuve est souvent la goutte qui fait déborder le vase : certaines sont mêmes prêtes à refuser la thérapie pour cette raison, quitte à se mettre en danger.

Il existe de nombreux sites et boutiques qui proposent des perruques, synthétiques ou naturelles, à destination des patients en cure de chimiothérapie. Leur prix est bien souvent exorbitant, dépassant parfois les 1000€ pour une prothèse capillaire en cheveux naturels. Les 125€ de subventions de la sécurité sociale ne sont donc pas suffisants pour les femmes les moins favorisées, alors qu’il est si nécessaire de conserver une certaine féminité dans ce moment d’épreuve.

Naissance de Solidhair

Suite à sa grossesse, Sophie Bouxirot décide de couper ses longs cheveux blonds. Elle trouve dommage de les jeter, d’autant qu’elle a entendu parler d’associations, comme Coupe d’Éclat en Belgique, prêtes à récupérer ses belles mèches au profit des femmes atteintes du cancer, mais elle se rend vite compte qu’aucune structure de ce type n’existe en France. Elle décide donc de pallier à ce manque et lance en 2015 son association, Solidhair, avec quatre bénévoles. Leur mission est simple : récolter le maximum de mèches de cheveux pour pouvoir les revendre à des perruquiers et ainsi participer au financement des prothèses capillaires des malades du cancer.

Pour pouvoir bénéficier d’une subvention de Solidhair (300€), il faut remplir certains critères sociaux, consultables sur le site internet. Un dossier est ensuite à compléter avec l’aide de l’assistante sociale de l’hôpital dans lequel la patiente est soignée. Solidhair a déjà apporté son aide à plus de 450 personnes qui ont ainsi pu retrouver une certaine dignité dans la maladie.

Comment donner mes cheveux à Solidhair ?

Pour faire un don à Solidhair, assurez-vous de pouvoir couper au moins 25 centimètres de cheveux sans coloration et en bonne santé. Plusieurs choix possibles :

  • Pour les plus téméraires, vous pouvez couper vos cheveux seules, avec l’aide d’un petit tutoriel disponible sur le site de Solidhair. Une fois vos mèches coupées, vous pouvez les déposer dans un salon de coiffure dépositaire qui les enverra à l’association ou les envoyer directement à l’association.
  • Celles qui n’ont pas vraiment confiance en leurs coups de ciseaux peuvent se rendre dans un salon de coiffure partenaire à Solid’hair qui se chargera de couper les mèches de cheveux puis de les envoyer à l’association. Certains salons vous proposeront même de vous offrir la coupe ou une promotion !

Solidhair travaille avec plus de 1000 coiffeurs en France et à l’étranger, géo-localisés sur une carte disponible sur le site internet.

 

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Avec le début de l’été et les chaleurs qui l’accompagnent, c’est le moment parfait pour rafraîchir votre coupe en vous séparant de vos longueurs pour la bonne cause ! La démarche demande très peu d’effort et profite à des centaines de malades qui retrouvent ainsi confiance. Faire du bien autour de soi avec peu de choses, c’est tout le projet de Solidhair !

À vos ciseaux !

 

Sources :