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Le « service militaire adapté » : une nouvelle chance

31 janvier 2018
Luc de Revel, Officier des troupes de marine (armée de Terre), a débuté sa carrière militaire en 1980, alternant des postes en unités opérationnelles, en qualité d’états-majors et en administration centrale, il a servi à plusieurs reprises en Afrique et dans le Pacifique. Il dirige le service militaire adapté (SMA) depuis août 2015 et nous appelle à le considérer comme une nouvelle chance.
Cet article est issu du livre « Société de Bien Commun, pour changer la donne à hauteur d’homme ».

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L’accès à l’emploi des jeunes est, en France, un échec majeur qui pèse d’un poids parfois insupportable sur la cohésion nationale et la dignité des individus. De l’État qui ne parvient ni à s’attaquer aux causes, ni à orienter suffisamment des politiques publiques efficaces, aux milieux économiques peu enclins à prendre le risque d’embaucher des jeunes, l’éventail des responsabilités est large. En laissant de si nombreux jeunes gens le quitter sans maîtriser les savoirs de base et en ne leur donnant pas les clés nécessaires pour obtenir un premier emploi, notre système éducatif y a une place de choix.

Des banlieues aux villes de province, des campagnes aux territoires d’outre-mer, les jeunes adultes qui sortent de l’école sans plus d’espoir que d’avenir et ne survivent que par des solidarités diverses, sont légions. Notre capacité à redonner du sens à leur vie, à leur permettre de bâtir un projet professionnel et familial est un défi qui relève tout autant de l’intérêt collectif (éviter la dérive d’une population vide d’espérance et la fragmentation de la nation) que du bien commun en permettant à chacun de trouver une place légitime dans la société.
Naturellement, les bonnes volontés ne sont pas absentes de ce champ d’action et il existe de nombreuses initiatives publiques ou privées, de dimension locale ou d’envergure nationale, dans ce domaine. La fondation des Apprentis d’Auteuil ou les Compagnons du devoir comptent parmi celles-ci. L’État y est d’ailleurs présent au travers de dispositifs issus ou inspirés du service national.

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Sous l’autorité du ministère des outre-mer, le service militaire adapté (SMA) a pour mission de former dans un cadre militaire et d’insérer dans la vie professionnelle des volontaires des outre-mer âgés de 18 à 25 ans, sans formation ni emploi. Il accueille annuellement six mille garçons et filles dans ses unités (régiments). Il fonde son action sur l’acquisition de compétences sociales et professionnelles qui visent à renforcer l’employabilité des jeunes. Pour cela, son modèle s’appuie sur une formation globale (apprentissage de la discipline, formation civique, expérience de la collectivité), une formation générale (60 % des volontaires sont sans diplôme et 40 % d’entre eux sont illettrés à l’entrée au SMA) et une formation professionnelle dans des filières offrant, localement, des perspectives d’emploi. Plus des trois-quarts de ceux qui sortent de ces rangs trouvent soit un emploi durable, soit un emploi de transition ou poursuivent une formation de niveau supérieur. Au fil des ans, il est devenu une institution centrale outre-mer, dans l’insertion de la jeunesse en difficulté comme dans le domaine plus vaste de la formation professionnelle.
Son succès a conduit le gouvernement à créer deux dispositifs analogues en Métropole. Les EPIDE (Établissements Publics d’Insertion de la Défense) ont vus le jour en 2005 en réponse à la crise des banlieues. Dorénavant regroupés au sein de l’Établissement pour l’insertion dans l’emploi (l’EPIDE), une vingtaine de centres accueillent 3500 jeunes. Le Service militaire volontaire (SMV) a été créé en 2015. Encore en phase expérimentale, il accueille sept cents jeunes dans ses trois centres. Si l’EPIDE est un établissement civil, le SMV est, comme le SMA,  un dispositif militaire.
Les dispositifs sont modestes à l’échelon national et ils le resteront puisque, si le gouvernement décide de l’étendre, le SMV ne pourra concerner que dix à douze milles bénéficiaires. Or, s’il fallait envisager un service militaire volontaire qui aurait le même impact en métropole que ne l’a le SMA en outre-mer (où, en fonction des territoires, il concerne 10  à 20 % d’une classe d’âge), il lui faudrait accueillir près de 120 000 jeunes par an. La cible est trop vaste. Il serait donc illusoire d’en attendre une solution applicable à tous les jeunes sans emploi ni formation. Aussi, seule, l’addition d’initiatives multiples, publiques et privées, peut permettre de faire face au besoin. Certaines existent déjà ; d’autres pourraient être l’œuvre de collectivités locales (les régions sont responsables de la formation professionnelle), de fondations d’entreprises qui pourraient y voir une forme de responsabilité sociale ou de toutes autres personnes morales ou physiques qui l’appréhenderaient comme un moyen au service du bien commun.
L’expérience acquise par le service militaire adapté permet d’identifier quelques éléments essentiels à la réussite de tels projets.
Le premier est de considérer que l’employabilité d’une personne à la recherche d’un premier emploi dépend autant, sinon plus, de son savoir-être que de ses savoir-faire. Tous les chefs d’entreprises qui recrutent des jeunes sortant du SMA affirment rechercher, avant une formation professionnelle encore perfectible, un comportement, une éducation adaptés à l’entreprise. Si au SMA la formation des volontaires se fait dans un cadre militaire, l’apprentissage de la discipline et de la vie en collectivité, valeurs fondamentales du travail en entreprise, n’est pas l’apanage des militaires, même s’ils le cultivent de manière toute particulière.
Un deuxième facteur de succès réside dans la nécessité de ne pas dissocier la formation et l’insertion. Au SMA, les cadres militaires qui accompagnent les jeunes au long de leur formation mettent toute leur énergie dans la recherche de débouchés pour ces mêmes jeunes.  Ils cultivent les milieux économiques et « ratissent » les entreprises des filières de formation professionnelle qu’ils encadrent afin d’aider les volontaires à trouver des patrons et d’être un appui aux entreprises dans leur recherche de salariés.
En troisième lieu, il est indispensable d’adapter les filières de formation au marché local de l’emploi. Ceci passe par une organisation à même d’appréhender les véritables besoins et qui dispose d’une souplesse indispensable à l’évolution de la formation. Une telle action ne peut se faire sans l’implication de tous les partenaires : administration, collectivités, milieux économiques, etc.

Enfin, il faut donner aux jeunes en difficulté les outils indispensables  à la recherche d’un emploi. La lutte contre l’illettrisme, d’abord, qui se traduit au SMA par une formation générale débouchant sur l’obtention du certificat de formation général, premier diplôme de l’éducation nationale et, pour beaucoup, le seul qu’ils obtiendront jamais. Le permis de conduire, ensuite, véritable sésame pour l’emploi mais souvent hors de portée financière pour la plupart.
L’insertion professionnelle des jeunes les plus éloignés de l’emploi est un défi considérable où se mêlent l’intérêt collectif et le bien commun.  Si, outre-mer, l’État s’est attelé à le relever depuis de longues années avec un dispositif militaire, il ne saurait le faire dans l’Hexagone à la même échelle avec des moyens analogues. Aussi est-il inutile de tout attendre de la puissance publique.
Seule, la somme des initiatives, publiques comme privées, parviendra-t-elle à vaincre un cancer qui, directement ou non, mine notre société.

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Comment faire advenir une Société de Bien Commun ? Cette question passionne le Courant pour une écologie humaine, qui lance le premier volume d’une collection dédiée à la recherche des conditions et des moyens nécessaires pour faire émerger cette société. Pour changer la donne, à hauteur d’homme.

Être cultivateur aujourd’hui

16 janvier 2018
Dominique Grève, agriculteur près de Valence dans la Drôme, cultive une ferme de 40 hectares, comprenant notamment 2000 poules pondeuses. Lors de cet entretien, il raconte comment d’une agriculture conventionnelle il est passé à une agriculture « au naturel », évoquant, au passage, les difficultés traversées et proposant une définition de ce qu’est « l’esprit paysan ». DominiqueGreve_NL

UNE HISTOIRE DE TRANSMISSION

« J’ai repris cette ferme avec peu d’ambition. Ce qui m’attirait, c’était la transmission familiale, le fait de continuer ce que mes ancêtres avaient travaillé. Je l’ai donc reprise en 1991 avec, à l’époque, un système conventionnel qui donnait une grande importance aux produits d’accompagnement phytosanitaire, engrais…

Il y avait déjà quelques agriculteurs bio et je suis allé en voir quelques-uns pour discuter des grands problèmes qu’il fallait résoudre.

CULTIVER AU NATUREL : DES RÉSULTATS SURPRENANTS

J’avais l’avantage d’avoir deux bâtiments d’élevage de volailles de chair où j’élevais tous les deux mois deux fois 18000 bêtes. Je m’évertuais à aller petit à petit vers un soin des poules au naturel alors que ce n’étaient pas des volailles vendues en bio en grandes surfaces. J’ai eu des résultats surprenants premièrement vis-à-vis du traitement de l’eau puis sur les antibiotiques.

Pour ce faire, j’ai eu la chance d’avoir une vétérinaire qui m’accompagnait, moi et d’autres éleveurs, pour essayer de travailler avec l’homéopathie. Cela m’a beaucoup étonné. Chez les humains, on dit que l’homéopathie est un placebo mais les animaux ne mentent pas. J’ai fait l’expérience de mettre 30ml d’homéopathie pour mille litres d’eau et cinq minutes plus tard, les bêtes étaient pendues aux abreuvoirs pour s’hydrater.

Contrairement aux molécules de synthèse, l’homéopathie n’a aucun effet indésirable. C’est-à-dire que si l’on est pas en phase, cela ne marche pas. La vétérinaire qui nous suivait a beaucoup travaillé pour élaborer des formules appropriées aux poulets, avec des résultats incroyables. J’ai donc commencé comme cela.

Pour ces volailles de chair, nous étions encadrés par des techniciens : on nous fournissait les poussins et l’aliment – mais on ne savait pas ce qu’il y avait dans l’aliment : les premix sont souvent gardés secrets. Cela marchait quand même très bien en élevage. Petit à petit, nous sommes passés aux désinfections naturelles pour remplacer les produits de synthèse, difficiles à supporter, avec une multitude d’inconvénients. J’ai donc utilisé des produits naturels, des huiles essentielles, en l’occurrence, qui marchent très bien.

FINANCE : SORTIR D’UN SYSTÈME INJUSTE

Une autre chose m’ennuyait : c’était notre rémunération. Pour un poulet vendu à 4 euros minimum du kilo en grande surface, nous, les éleveurs, touchions environ 40 centimes d’euros. Écart très fort, surtout lorsqu’on sait que des 40 centimes sont retirés l’amortissement du bâtiment, les frais de chauffage, l’électricité, le ramassage, la désinfection…

Je trouve que cela est une aberration. Des écarts pareils sont injustes ; il en manquerait peu pour que les éleveurs ne puissent vivre convenablement. C’est grave !

J’ai donc essayé d’arrêter petit à petit ce système d’élevage et j’ai transformé un de mes deux bâtiments en bâtiment pour poules pondeuses, tout en continuant le second en volaille de chair. L’un de mes bâtiment a donc comporté quatre salles dans les 1000 mètres carrés : une salle pour l’élevage des poussins futures poules pondeuses, deux salles de ponte et une salle de conditionnement où les œufs sont emballés pour les clients. J’ai démarré avec 2000 poussins. Cela n’a pas été simple mais on y est tout de même arrivé !

Habituellement, on acquiert les poules déjà prêtes pour la ponte. Mais je tenais à élever mes poussins sur litière paille, et non sur plastique comme cela se fait en grande majorité. J’étais attiré par ce naturel et je voulais continuer sur paille.

LA RELATION CLIENT : UNE CHANCE INOUÏE POUR L’AGRICULTEUR

Avec la vente d’œufs, j’ai découvert la relation clientèle. Cette relation clientèle est une chance inouïe pour l’agriculteur parce que son produit, le fruit de son travail, est ressenti et goûté par le consommateur final. Les retours sont chaleureux et encourageants et nous permettent de surmonter les épreuves de terrain comme les problèmes sanitaires, auxquels j’ai été confronté.

DES RÈGLES DRASTIQUES (VOIRE UBUESQUE ?)

Au cours de prélèvements obligatoires effectués toutes les quinze semaines, on a découvert dans ma ferme un échantillon positif aux salmonelles, bactéries dont certaines peuvent être dangereuses pour l’homme. Les services vétérinaires bloquent alors toute la production. On a donc bloqué 50000 œufs impossibles à vendre et on m’a obligé à supprimer toutes les volailles. On m’a demandé de faire la même chose sur l’autre salle car elle se trouvait sur le même site. J’ai donc dû envoyer des jeunes poules de 30 semaines à l’abattoir. Cela m’a permis de ressentir ce que d’autres éleveurs ont pu ressentir, non seulement pour la volaille mais aussi pour de plus grosse bêtes, auxquelles on s’attache plus.

Je l’ai donc fait, sachant que cette salmonelle ne se trouvait que sur la litière des bêtes. C’est-à-dire qu’elle n’était pas sur les parois, ni dans les nids, ni sur les tapis ramenant les œufs pour pouvoir les ramasser plus aisément. Elle n’était pas non plus dans la salle de conditionnement et il n’y en avait aucune dans la salle des jeunes poules.

Je trouve donc que c’est un abus prononcé et grave – à tel point que l’on essaie avec d’autres éleveurs de faire changer ces lois. Nous voudrions donc faire évoluer ces lois pour amener à faire contrôler les œufs au lieu d’une ambiance bâtiment qui n’est pas tenue qu’aux poules, sachant qu’elles courent dehors, où d’autres animaux sauvages ou gibiers portent ces bactéries.

Je suis alors resté sept mois sans œufs. On m’a demandé de fortement désinfecter, avec des produits de synthèse agressifs pour la faune, la flore, les eaux. Avant de le faire, j’ai voulu essayer avec ce que j’utilise d’habitude. La vie est forte, elle se défend toute seule. J’ai donc nettoyé le bâtiment et j’ai ensuite utilisé des huiles essentielles. Lors de leur nouveau contrôle, les services vétérinaires n’ont retrouvé aucune salmonelle. C’est la preuve que les produits naturels marchent. Il n’y a cependant aucune publicité dans ce sens de la part des services sanitaires.

DES PRODUITS DE QUALITÉ : LA FIERTÉ DU CULTIVATEUR

Je peux aussi dire que j’ai gardé mes œufs bio pendant sept mois et je les ai mangés. Pourquoi met-on 28 jours sur des œufs ? Sur des œufs de qualité, on peut garantir une durée d’un mois, de deux mois et plus sans risque. On mesure la qualité d’un produit à sa durée dans le temps. C’est la même chose pour l’agriculteur.

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Restaurer les conditions d’exercice de la justice

16 janvier 2018
Cet article, issu du livre « Société de Bien Commun, pour changer la donne à hauteur d’homme », est anonyme dû au devoir de réserve imposé aux magistrats. 

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« La justice désigne avant tout une valeur, un idéal moral, un concept philosophique dont la caractérisation paraît à la fois évidente et complexe. L’idée de justice fait référence à un équilibre dans les relations entre les hommes afin de réguler les relations sociales dans le respect des droits et devoirs de chacun. Une formule médiévale la définit ainsi comme « l’art du bon et de l’égal ».

L’idéal du juste est associé à l’activité de juger. La justice se réalise dans la tension entre le juste et l’injuste et dans l’acte par lequel on rend la justice. Elle désigne en ce sens le fait de corriger une inégalité, de combler un handicap, de sanctionner une faute et de répondre à un dysfonctionnement.

Le fait de rendre la justice devient concret par nos institutions judiciaires. La justice désigne alors les divers organes auxquels la souveraineté nationale a officiellement délégué le pouvoir d’interpréter la loi et d’en assurer l’application y compris par la force.

La justice est donc nécessairement une composante majeure du bien commun et du bien vivre ensemble en ce qu’elle a vocation à réguler et à répondre à certains dysfonctionnements sociaux et à assurer le respect des normes pour garantir les droits des individus.
Par exemple, la sécurité physique de tous doit être assurée pour permettre à chacun d’agir dans la cité sans se sentir menacé. La justice peut aussi apporter une aide aux individus ou aux familles qui en ont besoin (tutelle des majeurs, assistance éducative, travail sur la réinsertion des délinquants, etc…).

Si la justice ne fonctionne pas, le contrat social ne peut pas exister  et la dérégulation des rapports sociaux freine ou empêche des initiatives individuelles ou collectives pour le bien commun. La justice doit être la même pour tous et favoriser la protection des plus faibles.

Malheureusement, en tant que magistrate, je fais le constat que la justice est très souvent incomprise et mal perçue. Il existe des dysfonctionnements qui peuvent avoir de lourdes conséquences.
Les citoyens ne comprennent pas l’institution judiciaire et la justice leur semble souvent inaccessible (coût, distance…) et inadaptée (trop lente, trop clémente, trop répressive, partiale ou inégalitaire).

De plus en plus de tâches sont confiées à l’institution judiciaire mais sans lui donner les moyens adéquats. Les études comparatives montrent depuis de très nombreuses années un flagrant retard de la France pour les budgets et des moyens alloués par comparaison avec d’autres États similaires. Les résultats de cette pénurie de moyens sont graves.
Le traitement des affaires civiles ou pénales est souvent trop long et certaines affaires ne peuvent parfois tout simplement pas être traitées avant l’achèvement des délais de prescription. Les jugements sont de moins en moins motivés faute de temps notamment dans la matière pénale alors même qu’une explication claire apportée à la décision rendue pourrait être un facteur de diminution de la récidive. Les audiences sont excessivement chargées, ce qui induit que les justiciables n’ont pas le temps de s’exprimer comme ils le souhaiteraient ou que les audiences se terminent à des horaires qui ne sont pas compatibles avec un exercice serein de la justice. De nombreux autres exemples pourraient être donnés pour tous les secteurs de la justice…

Pourtant, je crois sincèrement dans l’engagement total et la bonne volonté de l’immense majorité des acteurs de la justice. Je suis profondément convaincue que notre système ne fonctionne encore qu’à cause du dévouement des personnels et des auxiliaires de justice. Ceci est pour moi un motif de fierté et d’espérance.
Que faire pour que la justice française soit à la hauteur de son rôle ? Plusieurs pistes de réflexion peuvent être envisagées.

L’institution de la justice devrait tout d’abord mieux communiquer et être mieux connue des citoyens. Le droit ou a minima le fonctionnement judiciaire pourraient être réellement enseignés.

Il serait aussi souhaitable de renforcer les mécanismes pour faciliter l’accès à la justice des plus faibles. Ceci implique que la justice doit se rendre compréhensible ou permettre un réel recours à des conseils juridiques d’Avocats. L’accessibilité géographique est aussi nécessairement déterminante. La présence des institutions judiciaire au niveau local peut permettre de renforcer l’égalité des citoyens sur le territoire et l’accès effectif à la protection de la justice.
Enfin, la justice doit avoir les moyens de fonctionner afin qu’elle puisse être effective. Il est nécessaire que les personnels et les magistrats soient en nombre suffisant pour remplir leurs missions. Que de malentendus levés si le juge avait le temps d’expliquer sa décision et de répondre aux questions posées ! Que d’incompréhensions évitées si les décisions  de justice étaient toutes exécutées…

C’est un véritable défi pour la France. L’ampleur des enjeux pour le bien commun et le vivre ensemble des citoyens devrait conduire à faire de la justice une priorité absolue dans les années qui viennent. »

 

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Comment faire advenir une Société de Bien Commun ? Cette question passionne le Courant pour une écologie humaine, qui lance le premier volume d’une collection dédiée à la recherche des conditions et des moyens nécessaires pour faire émerger cette société. Pour changer la donne, à hauteur d’homme.