Manger en pleine conscience

Jean Luc Moncorgé, diététicien, rappelle l’importance du manger en pleine conscience : apprenons à savourer en prenant notre temps !

Aujourd’hui, nous entendons beaucoup parler du Slow Food, ou du manger en pleine conscience. C’est fondamental pour l’homme ; et pour bien comprendre l’intérêt du manger en pleine conscience, il faut d’abord comprendre que notre acte alimentaire démarre avec la faim et se termine avec la satiété.

Dans la satiété, il y a trois éléments majeurs :

  • La satiété énergétique : j’ai les calories dont j’ai besoin,
  • La satiété nutritionnelle : j’ai les nutriments dont j’ai besoin,
  • La satiété hédonique : j’ai le plaisir attendu.

Cette satiété hédonique s’obtient essentiellement en goûtant la nourriture. Or, dans nos rythmes de vie actuels, nous avons pris l’habitude de manger vite, parfois même de se débarrasser du temps du repas pour passer à autre chose, de ne pas s’arrêter de manger lorsque l’on travaille, ou bien de manger devant un écran, en faisant une autre activité… Nous n’avons donc pas toute notre conscience sur notre acte alimentaire.

Lorsque l’aliment passe en bouche, notre cerveau va enregistrer ces trois éléments (énergie, nutriments, plaisir). Si l’aliment passe en bouche trop vite, il y a des informations que le cerveau ne vas pas forcément capter ; lorsqu’il enverra le signal de satiété, nous aurons en réalité avalé plus de nourriture que nécessaire.

Manger un aliment en pleine conscience, c’est le laisser prendre toute sa place dans la bouche. Par ce contact avec les papilles, je vais éprouver tout le plaisir que je peux attendre de cette première bouchée, puis de la bouchée suivante, puis de la troisième… jusqu’au moment où je vais entendre un signal qui va me dire « stop ». Ce signal, je vais l’entendre et je peux faire le choix de le respecter, c’est-à-dire de m’arrêter puisque mon cerveau / corps me dit que j’ai mangé ce dont j’avais besoin.

Si je ne mange pas en pleine conscience, si l’aliment passe trop vite dans la bouche, le danger c’est de manger vite et donc… de manger trop !

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Courant pour une écologie Humaine

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