Eduquer & transmettre : un art au quotidien !

17 Mai, 2016 | Non classé

TransmissionDans le cadre du parcours Cap 360°, nous avons demandé à chaque participant de faire un tour d’horizon sur ses expériences d’éducation et de transmission et/ou d’en mettre une en œuvre dans le mois en cours. Voici un résumé de toutes les initiatives réalisées… ça fourmille de créativité !

 

Il est notable que ce n’est pas forcément toujours ce qui est explicitement exprimé qui marque le plus. On goûte parfois très longtemps après des choses que l’on avait transmises et dont on pensait qu’elles n’étaient pas passées. L’essentiel est d’être disponible et de consentir à échanger, apporter ses connaissances, éduquer et voir fleurir

 

Sur le compostage

A Nancy, dans son quartier, Véronique a proposé, via son collectif de voisins « les amis d’Isabey », une action citoyenne et collective et un geste pour l’environnement : se laisser enseigner le compostage partagé et responsable des déchets organiques. C’est une façon de valoriser ses déchets et de produire un bon compost pour ceux qui ont un jardin ou des jardinières et ça va favoriser des visites régulières entre habitants du quartier : ceux qui ont un composteur dans leur jardin pourront accueillir les déchets de leurs voisins. Un maître composteur va venir expliquer aux habitants l’art du compostage et leur prêter des bio-seaux pour transporter ces déchets facilement chez leurs voisins. Un impact positif est donc attendu sur 3 points : environnemental, économique et social !

 

Auprès des enfants et petits-enfants

Paul, de Toulouse, a emmené ses petits-enfants au salon de l’air et de l’espace au Bourget pour qu’ils voient enfin le satellite Worldstar qu’il a contribué à construire. C’est le seul vrai satellite en France qui n’a pas été mis sur orbite et qui termine donc ses jours au musée. Idéal pour faire découvrir de façon didactique son ancien métier à sa famille !

En Norvège, Domitille a décidé de jouer davantage avec ses enfants. Ca les motive pour faire des tâches obligatoires, pas toujours réjouissantes à première vue, comme se laver les dents. Elle s’inspire pour cela du site Happy week, source d’inspiration inépuisable.

Aude, à Lyon, a expérimenté un rite autour des chocolats de Pâques, après avoir observé une certaine jalousie entre ses enfants résultante de la gestion des sucreries. Il y a désormais un système de votation de lots, réaménagés si besoin par le père de famille. Cette administration commune apprend aux enfants la justice et de l’équilibre et réjouit petits et grands !

Sylvie, à Marseille, emmène ses petits-enfants dans la nature et les éduque aux odeurs, au son, bref, à l’émerveillement et à la contemplation.

Martine, à Roquefort les Pins, s’est donnée comme défi une « anti-transmission » auprès de sa petite-fille : rompre avec le cycle de colère qui se transmet de mère en fille dans sa famille.

Isabelle, à Paris, met en place des activités Montessori avec ses filles et s’essaye à apaiser les jalousies dans ces relations fraternelles.

 

Auprès des jeunes

Pierre, à Toulouse, apprend à un groupe d’étudiants à monter et gérer une sono. Toujours à Toulouse, Benoit emmène des jeunes en difficultés en montagne.

Grégoire, à Nancy, est médecin. Son rythme de vie, entre responsabilités familiales et professionnelles, lui laisse très peu de temps pour souffler. Il a tout de même pris le temps d’expliciter certaines notions médicales auprès des externes de son hôpital (les plus jeunes des étudiants en médecine), alors même que ça n’est pas son rôle premier. Il se trouve que lui-même bénéficie aussi de cet effort : certaines notions lui sont ainsi apparues plus clairement. Pourrait-on dire que l’on ne comprend bien que ce que l’on enseigne ? Il est visible que transmetteur est enseigné par sa propre transmission.

 

Auprès des adultes

Gilles, à Toulouse, forme des formateurs en électricité. Philippe, à Marseille, enseigne les bonnes pratiques informatiques – messagerie, impression, stockage de données – auprès de certains voisins plutôt âgés en demande. Myriam, à Paris, a aidé une directrice d’association à monter un projet de vacances pour les jeunes défavorisés.

L’équipe de Meaux s’est particulièrement intéressée à la généalogie. Ils ont mis au défi leur famille de citer les noms des huit arrière-grands-parents, y compris les noms de jeune fille des arrière-grands-mères, pour essayer de se relier. La transmission, c’est aussi accueillir ce qui vient des ascendants, leur vécu, leur expérience, leur sagesse.

Thérèse et sa famille, à Nancy, accueillent un albanais de 28 ans qui ne parle pas français. L’échange et la transmission de savoirs se fait donc par gestes, jeux, mots, cuisine et / ou musique. Cela demande beaucoup de patience, de créativité et ce qui est finalement reçu et compris reste parfois mystérieux !

Blanche, à Roquefort-les-Pins, est devenue guide-conférencière, à 40 ans. Sa famille ne l’y a pas vraiment poussé, pensant qu’elle mettait à risque sa vie professionnelle en faisant un tel virage. « Tu auras toujours mille raisons de ne pas te lancer » : quand Blanche a entendu cette phrase lors de la soirée Cap 360° sur le thème « entreprendre », ça l’a conforté dans son choix. Blanche est aujourd’hui très heureuse de cette nouvelle vie qui l’enrichit de nombreuses rencontres et de beaux échanges et grâce à laquelle elle peut transmettre son goût pour le patrimoine local.

 

Ancrée dans la spiritualité

Laurène, à Marseille, travaille avec quelques amis sur Laudato Si’. Laure, à Annecy, vit la transmission dans le groupe de prière de sa paroisse et nous dit que « la prière est la respiration de l’âme ». Quant à Philippe, à Meaux, il a apporté de l’aide à une famille endeuillée souhaitant que soit dite une prière aux obsèques de leur proche défunt alors qu’elle-même n’était pas croyante.

 

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