« Habiter » : agir là où l’on vit

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Dans le cadre du parcours de form’action Cap 360°, nous proposons chaque mois aux équipes de réaliser une action concrète, suite à un enseignement sur le thème abordé. L’action doit toujours être liée aux communs – ces ressources matérielles ou immatérielles qui appartiennent à ceux qui en ont l’usage – et qu’elles provoquent une rencontre, un échange.

 

HABITER

Autour du thème « habiter », deux actions étaient proposées :

1/ Toit d’habitation (rencontre avec un ou plusieurs co-habitants)

Comment mieux vivre ensemble, dans le commun de notre habitation ? Conversation sur ce qu’on aime et désire quant à l’utilisation et le partage des communs : aménagement, rythme de vie, temps en commun, accueil, etc.

2 / Quartier ou village (rencontre avec un ou plusieurs voisins ou personnes y travaillant, y compris dans la rue)

Partager notre regard sur le quartier et ses ressources, notre façon de l’habiter, de l’aimer, de l’améliorer, de le rendre plus beau, vivant, sécurisant, solidaire, etc. De mieux connaître son histoire, son patrimoine, ses souvenirs, sa biodiversité (recension d’animaux, d’arbres…), des éléments insolites… Cela pourra éventuellement s’initier ou se traduire par des initiatives : dîner de voisins, idées pour associer plus largement d’autres personnes… Cette rencontre peut éventuellement donner l’occasion de se rapprocher d’une personne isolée, âgée, à l’écart.

 

FAIRE OU NE PAS FAIRE ? 

Se mettre en marche, sortir de soi, n’est pas toujours chose aisée. On se dit parfois qu’un bon dîner mensuel suffirait bien à la compréhension de ce que sont les communs dans l’habitat… Seulement, la réflexion ne va pas sans l’action et les retours que nous avons reçus le manifestent.

Prenons l’exemple de Nancy, où un couple « aide maintenant une famille syrienne réfugiée (don de meubles, vêtements, éléments de cuisine …) ». Ce couple exprime : « la form’action Cap 360° a réveillé la bienveillance, c’est déjà beaucoup ! »

Une autre nancéenne s’exclame : « Mes actions ont été bien simples et fort sympathiques, c’est grâce au petit coup de boost de l’équipe que je me suis enfin décidée à inviter nos plus proches voisins de part et d’autre de notre maison. »

Alors, on se demande une chose : aurions-nous oublié de vivre ensemble, tout simplement, pour qu’il nous faille des déclencheurs ? Dans bien des cas, le parcours facilite l’action. Il est vrai qu’à plusieurs, c’est toujours plus facile : profitons-en !

 

LES ACTIONS  

Vous vous êtes donc mis à l’action. Cela a créé ou renouvelé un lien avec des voisins, généré des rencontres intergénérationnelles, provoqué des visites à des personnes âgées, amené à offrir un petit cadeau à un voisin « d’aspect farouche » ! La fin de l’année a favorisé ces échanges autour du repas de Noël ou d’une galette des rois…

Ces échanges avec des personnes proches, au moins géographiquement, ont généré de une belle entraide par des actions souvent très simples et très concrètes.

 

DES FRUITS ?

Oh que oui ! Les fruits bénéfiques de ces actions sont nombreux. La glace est brisée : tout le monde bénéficie de ces rencontres.

Quelques verbatim qui en disent long :

« Les enfants ont admiré sa crèche. Elle nous a servi un Porto et nous a fait admirer les médailles de son défunt mari. Ravie de ce bon moment d’autant que, dit-elle, elle ne reçoit plus beaucoup de visites car ses amis sont trop vieux. »

« Cette action nous a permis de cesser de remettre au lendemain ces rencontres qui permettent de tisser des liens concrets avec les personnes qui nous sont proches géographiquement. Cela permet de s’ancrer un peu plus dans notre environnement et c’est très sympathique de savoir qui se trouve de l’autre côté de la rue ou de la clôture. »

« Nous avons décidé en fin de soirée de nous retrouver les uns les autres régulièrement, de nous proposer des services mutuels et enfin d’utiliser à bon escient le jardin : barbecue en commun, et pourquoi pas, petites cultures légumières ! De belles relations de voisinage en perspective ! »

 

POUR CONCLURE

1/ Il suffit de peu.

2/ On cueille des mercis, parfois très émus, pour la simple relation.

3/ D’abord faire grandir la confiance, en se connaissant mieux.

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Courant pour une écologie Humaine

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