L’ère des suspects #COUPDECOEUR

19 Oct, 2018 | Non classé

Chaque mois, la maison des bouquins présente son coup de cœur lecture. Ce mois-ci, il s’agit de L’ère des suspects, de Gilles Martin-Chauffier, paru aux éditions Grasset.
"L'ère des suspects est un roman qui frappe fort et souvent juste"

L’HISTOIRE

Danièle, jeune bourgeoise remplie d’idées bien arrêtées sur l’intégration, arrive en stage au poste de police de la« Cité noire » de Versière, territoire oublié par la République… Prise en charge par Giquel qui doit lui faire faire le tour de son nouveau “domaine”, les voilà aux prises avec un petit dealer nommé Driss.
Las… le lendemain Driss est retrouvé mort.
Et parce que c’est comme ça, parce que c’est l’été, parce qu’il s’agit d’un concours de circonstances, au fond allez savoir pourquoi, ce fait divers qui aurait dû passer inaperçu va intéresser, monopoliser et impliquer beaucoup, beaucoup de monde. Et du haut placé…

L’AVIS D’ANNE

« Tout le monde en prend pour son grade, personne n’en réchappe, c’est un vrai jeu de massacre ! Oserais-je dire que j’ai “adoré” ? En tous cas, pour cette rentrée littéraire, le livre est sur la liste de trois prix (Goncourt, Renaudot, Académie française) et il faut bien reconnaître que l’écriture à elle seule mérite le détour !”

EXTRAIT

« Les journaux geignards qui expliquent que tout va bien par ici endimanchent la réalité. Mais ceux qui annoncent chaque matin l’apocalypse la noircissent tout autant. Dans la maison du bonheur, on n’a laissé que le hall à la disposition des habitants de Versières. Quand ils ne sont pas au chômage, ils vivotent de petits boulots. Mais depuis trois ans, miracle, ils sont au point mort, ne se battent pas, ne hurlent pas et ne protestent pas. Donc, pas de zèle. Les gamins peuvent bien tenir les murs des entrées de HLM, ce n’est pas votre problème. Et si vous croyez voir un début de trafic de shit, passez votre chemin. Les surhommes de la BAC et autres services dopés au pot belge s’en chargeront tôt ou tard. Tard, j’espère. le mot d’ordre est clair : quand tu ne peux pas éteindre le feu, ferme les yeux. »

 

Sources :

Critique complète sur la maison des bouquins

Critique sur le site des éditions Grasset

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