Méthode Vittoz : trouver une unité tête – cœur – corps

Laurence Oudjani est thérapeute, formée, entre autres, à la méthode Vittoz. Elle en décrit les bienfaits dans cette rapide vidéo.

La méthode Vittoz, à mon sens, permet d’apprendre à vivre en trouvant une unité tête – cœur – corps :

– apprendre à mieux penser, à pouvoir agir sur nos pensées pour éviter ce que j’appelle les « virus » qui nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est et de nous ouvrir à l’autre,
– apprendre à accueillir nos émotions et à consentir à leur présence. Elles ont un message à délivrer ; nos besoins, notamment, qui se cachent derrière,
– apprendre à habiter notre corps pour être pleinement nous-mêmes, en relation avec l’autre.

Ce sont ces trois pôles que nous allons essayer peu à peu d’unifier pour développer notre état de présence : présence à nous-même, à l’autre, au monde qui nous entoure.

Le docteur Vittoz invitait à « regarder comme l’enfant au réveil », c’est-à-dire à apprendre à s’émerveiller, mais pas seulement devant ce qui est beau – même s’il est formidable d’apprendre à goûter et à savourer ce qui est bon. Il faut aussi apprendre à accueillir ce qui l’est moins, parce que dans notre vie, il y a des moments plus difficiles, plus douloureux. Si j’apprends à les accueillir avec cette ouverture du cœur, avec authenticité, sincérité, souplesse et simplicité, je vais devenir de plus en plus vrai et je vais alors vivre ces moments autrement. Je ne peux pas les empêcher certes, mais je peux apprendre à me déconditionner par rapport à tous mes a priori et mes souffrances passées. Osons accueillir nos émotions, notre histoire, nos souffrances, nos blessures avec bienveillance en vérité. Ca va tout changer, à la fois pour nous-même mais aussi pour ceux qui vivent autour de nous, ceux que nous accompagnons…

Quand je dis que ça change tout, c’est que je deviens beaucoup plus vrai et j’ai une plus grande liberté intérieure. Je me détache du regard de l’autre, de l’attente de l’autre : j’ai moins d’attente par rapport à l’autre ou des attentes plus ajustées. Ainsi, je vais prendre une place plus juste et je vais permettre à l’autre, par la même occasion, de prendre lui aussi une place plus juste. Je vais m’aimer mieux, je vais donc aimer l’autre plus en vérité ; ça améliore ma relation avec moi-même ainsi que ma relation avec les autres et le monde.

Cette méthode s’applique au quotidien, avec de toutes petites choses : par exemple, j’apprends à vivre au présent lorsque je fais ma vaisselle ou mon repassage, des activités qui ne sont pas forcément transcendantes. Or, si j’apprends à les faire en les sentant, c’est-à-dire en étant dans mes cinq sens au lieu de penser déjà à tout ce que je vais faire dans ma journée, je vais me recharger :

Je recharge mes batteries –> je suis moins tendu –> j’arrive à mieux faire ce que je fais –> les choses se font plus simplement, plus souplement –> il y a moins de raideurs –> il y a moins de fatigue –> j’ai de plus en plus confiance en moi –> ce que je fais est plus efficace –> j’arrive à plus en faire alors que je ne cherche pas à en faire trop.

Grâce à cet art de vivre – car oui, la méthode Vittoz est un art de vivre, en plus d’être une pédagogie et une psychothérapie – il n’y a que des bénéfices ; aussi bien pour moi que pour ceux qui m’entourent !

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Courant pour une écologie Humaine

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