Nucléaire : vie d’une famille japonaise après Fukushima

Les populations locales face aux conséquences à long terme des catastrophes nucléaires : Les enseignements de Fukushima et de Tchernobyl est un ouvrage qui met en exergue les problématique liées aux conséquences des catastrophes nucléaires. L’extrait ci-dessous (p.64) décrit la vie de Tetsuya ISHIKAWA, citoyen japonais qui vit actuellement dans la zone contaminée de Date.

tetsuya

                                                                

« Tetsuya ISHIKAWA est un citoyen vivant dans la zone contaminée de Date. Il a deux enfants, deux garçons qui avaient 5 et 3 ans au moment de la catastrophe de Fukushima. Il a décidé de revenir habiter chez lui à Date avec sa famille après 2,5 années de relogement dans la ville de Yamagata.

La zone entourée de nature où la famille Ishikawa habitait a été contaminée. Le tremblement de terre a détruit leur environnement et l’alimentation en eau a été interrompue pendant 10 jours.

Même s’ils avaient voulu partir, ils n’auraient pas pu faire le plein d’essence de leur voiture car les stations-services étaient fermées.

Pour faire face à ces changements soudains dans leur environnement, ils ont dû composer avec de nombreux facteurs. En ce qui concerne les facteurs personnels, Mr Ishikawa pouvait continuer son travail mais cela signifiait vivre une vie dédoublée, loin de la maison dans laquelle sa famille était évacuée. En ce qui concerne les facteurs environnementaux, il n’avait aucune idée du lieu où partir et du moment pour le faire. Il n’avait pas d’autres choix que d’écouter les annonces faites par l’État et TEPCO alors que les mesures de protection pour éviter les radiations étaient difficiles à comprendre. Aux environs de juin 2011, la famille a pu finalement acheter un dosimètre et ils ont pu effectuer leurs propres mesures dans les mois suivants. Les taux mesurés allaient de 0,55 à 3,82 μSv/h environ – la valeur la plus haute était proche de sa maison, la plus faible, proche de l’école de ses enfants.30

 En juillet 2011, le processus de décontamination a pris fin, mais les niveaux de radiation n’ont pas baissé de manière significative.

A ce moment, sa femme et ses enfants étaient en vacances dans la ville d’Ito, dans la préfecture de Shizuoka. Durant cette période, le niveau de stress qu’il a expérimenté du fait de la contamination radioactive l’a empli d’un désespoir qu’il n’avait jamais connu auparavant… »

En lire plus

 

 

  • Notez cet article

À propos de l'auteur

Courant pour une écologie Humaine

Vos réactions

Soyez le premier à donner votre avis

Donnez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*

*