Petits princes : faire de leurs rêves une réalité

L’association Petits Princes réalise les rêves d’enfants malades. Ce faisant, elle adoucit leur quotidien et leur redonne des forces pour affronter leur réalité.

Il était une fois

C’est à Dominique Bayle que l’on doit la création de l’association Petits Princes. En 1987, alors professeur de gym et monitrice de ski, elle tombe sur un reportage du Figaro Magazine : « J’ai découvert une association aux États-Unis qui avait permis aux enfants malade de passer deux jours dans un cirque. J’ai été émue par l’image de ces enfants dont la vie dépendait de lourds traitements et qui, malgré tout, arrivaient à éclater de rire ».

En trois jours, elle prend sa décision. Elle quitte la Grèce, monte à Paris et fonde, avec sa belle-sœur, Marie Bayle, infirmière libérale, l’association Petits Princes, grâce au parrainage de Frédéric d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry, qui soutient le projet en accordant gracieusement l’utilisation du nom.

En 1988, l’association réalise le premier rêve, celui d’une passionnée de danse classique. L’Opéra de Paris lui ouvre ses portes et découvre ses coulisses : « C’était l’anniversaire d’Amandine, qui a reçu les chaussons de Françoise Legrée, danseuse étoile nouvellement nommée. Après cette journée extraordinaire, elle a accroché les chaussons au pied de son lit ».

S’évader pour retrouver des forces

Permettre aux enfants de s’évader malgré la maladie, voilà ce qui sous-tend l’action de l’association. Parce qu’un enfant qui vit ses passions et réalise ses rêves, c’est un enfant qui trouve une énergie supplémentaire pour se battre contre la maladie…

Il y a deux ans, pour ses trente ans d’existence, l’association a fait le compte : plus de 6000 rêves d’enfants atteints de cancers, de leucémies ou de certaines maladies génétiques ont été réalisés ! À savoir : Petits Princes est la seule association en France à réaliser plusieurs rêves pour un même enfant malade en fonction de l’évolution de sa pathologie. Et parce que la maladie bouleverse tout l’univers familial, les parents et la fratrie vivent, dans la majorité des cas, les rêves aux côtés de l’enfant

Pour son action, toute en tendresse, Dominique Bayle a obtenu le prix de Femme de Cœur et l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Devenir bénévole

Deux pré-requis : habiter l’île de France et être disponible deux jours par semaine. Et ensuite ? Être ouvert aux rencontres qui donnent un sens nouveau à la vie ! Une belle manière de prendre soin de tout l’homme et de tous les hommes…

Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=R_-pWpt0684

 

Sophie, salariée des Petits Prince et membre du CEH, témoigne : « Je travaille à l’association Petits Princes depuis 5 ans. Suite à mes études spécialisées en communication, j’ai voulu très rapidement trouver un sens profond à mes missions. C’est assez naturellement que je me suis tournée vers le milieu associatif et médical.

À l’association Petits Princes, nous œuvrons tous (bénévoles et salariés) pour apporter une parenthèse à des enfants malades, un moment de ressourcement familial, et ça c’est précieux pour les familles !  Les enfants ont des traitements lourds et des hospitalisations fréquentes et nous leur proposons d’exprimer et de réaliser leur rêve pour qu’ils se projettent dans l’avenir. Je perçois à travers les rêves qui sont racontés par les bénévoles de grandes pulsions de vie. Cela me nourrit au quotidien. Les enfants choisissent la vie et très souvent ils l’enseignent à leur proches, notamment leurs parents qui sont souvent bien démunis. J’ai la joie aussi d’observer l’impact du rêve pour les frères et sœurs qui sont invités à partager ce moment de douceur.

Même si le contexte de l’association touche un sujet délicat, l’association est composée de plus de 50 fées des rêves (bénévoles) qui diffusent leur joie :  elles/ ils rient, écoutent, inventent, donnent, et reçoivent beaucoup aussi. Chacun met sa pierre à l’édifice et quand je me rends à l’hôpital pour faire connaître l’association et proposer des projets d’amélioration des conditions d’hospitalisation des enfants, je perçois que je suis un maillon de la chaîne et ça me met en joie. »

Sources
  • Petits princes : faire de leurs rêves une réalité
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Courant pour une écologie Humaine

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