The Lost city of Z #COUPDECOEUR

Chaque mois, la maison des films dévoile son coup de cœur. Romain valorise cette fois-ci « The lost city of Z » réalisé par James Gray, réalisateur américain connu pour The Immigrant, Two lovers, La Nuit nous appartient. Il nous dit pourquoi ci-dessous.

 

TheLostCityOfZ-Article-BDL’histoire

Percival Fawcett, officier britannique déconsidéré par ses supérieurs, se voit confié en 1906 la mission de cartographier la frontière la plus sauvage de la Bolivie. L’expédition est périlleuse et les conditions de vie plus que précaires tandis que le petit groupe remonte le fleuve vers sa source, guidé par un indigène murmurant parfois des allusion étranges à une cité d’or perdue au fin fond de la jungle.
Mais alors qu’ils atteignent enfin leur objectif, à demi-morts de faim, Fawcett découvre avec surprise des restes de poteries très élaborées dans une région pourtant totalement coupée du monde. Désormais, sa conviction est faite : il a existé – voire il existe encore – une autre civilisation sud-américaine dont la renommée se retrouve encore dans les légendes des tribus locales. Sa découverte représenterait à ses yeux la fin du mythe de la supériorité de l’homme blanc, la fin d’une ère historique à la pensée mensongère. C’est pourquoi il lui donne le nom de Z.
De retour en Angleterre, auprès de sa famille, il n’a plus qu’une obsession : retourner en Amazonie pour découvrir les ruines de la cité perdue.

 

L’avis de Romain

On pouvait être curieux de voir cette adaptation ambitieuse de la vie de l’explorateur Percy Fawcett, un homme à l’audace et à la persévérance extraordinaires qui, durant la plus grosse partie de sa vie, a poursuivi une quête scientifique tout autant que mystique.

James Gray choisit de se focaliser sur le portrait de l’homme en lui-même plutôt que d’adopter une approche romantique de la quête. La majeure partie du film ne se passe donc pas dans la jungle, mais dans les salons feutrés du début du XXème, au sein des milieu scientifiques londoniens, dans l’intimité de cette famille dont le père n’a pratiquement pas vu ses enfants grandir, ou bien sur les champ de bataille de la première guerre mondiale où Fawcett s’illustrera brillamment. La Cité perdue de Z demeure toutefois un titre très approprié, car toutes les motivations de Fawcett vont être centrées sur cette éventuelle découverte.

Les phases d’exploration dans la jungle amazonienne demeurent bien sûr des moments clés de la narration, mais la réalisation ne se focalise pas tellement sur les péripéties spectaculaires (attaques d’indigènes, piranhas, etc…). Ce sont les rapports des différents membres de l’expédition entre eux qui guident le récit.

La fin du film est étrange et d’une bienheureuse ambiguïté. Le véritable colonel Fawcett a emmené avec lui son secret dans l’oubli, et le film ne triche pas sur ce point. On gardera du personnage le souvenir d’un homme passionné qui a mené jusqu’à un âge avancé une quête qui transcende la vie d’un seul homme, cherchant jusqu’aux portes de la folie ce dont la plupart d’entre nous ne font jamais que rêver.

Alors ? Un récit réussi et original d’un épisode méconnu de l’histoire des grandes explorations, qui rend enfin un hommage approprié à une des figures les plus fascinantes du début du XXème siècle.

Retrouvez la critique complète de « The lost city of Z »

 

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