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De quelles agricultures les hommes ont-ils besoin ?

20 mai 2019
De quelles agricultures les hommes ont-ils besoin ? Voilà l’épineuse question sur laquelle s’est penché Gilles Hériard Dubreuil, co-initiateur du Courant pour une écologie humaine, dans une publication qui vient de paraître aux éditions du bien commun. Cet ouvrage est vendu en librairie à partir d’avril 2019.
 "Excellent livre qui envisage, pour les agricultures paysannes, une réjouissante sortie de la modernité 
qui aliène l’humanité et la coupe de la nature dont elle fait partie." 



Renouer avec l’activité agricole

« L’agriculture n’est donc pas une activité comme une autre. Elle joue un rôle central dans la transformation que nous devons maintenant opérer vers des modes de vie renouvelables et transmissibles. L’agriculture appelle toute notre attention. »

La mondialisation déstabilise aujourd’hui toutes les agricultures dans le monde, qu’elles soient productivistes et industrielles, familiales et paysannes ou d’interstice, chacune pour des raisons spécifiques.
En séparant l’homme de la nature (et de sa nature par le dualisme), la modernité a profondément transformé notre appréhension de cette nature, réduite à une matière à exploiter. Elle a alors altéré la fécondité et la diversité des milieux naturels, ainsi que la cohésion des sociétés humaines.
Avec la fin de la modernité s’ouvre l’opportunité historique pour les hommes de réinitier la recherche
de modes de vie renouvelables et transmissibles. Les agricultures sont au cœur de ce processus de
transformation ex-moderne, car l’art de cultiver et de garder la terre porte en germe une nouvelle façon
d’habiter la planète. C’est pourquoi les hommes n’ont pas seulement besoin des produits de l’agriculture. Il leur est aussi essentiel de renouer avec l’activité agricole elle-même, dès lors qu’elle se met au service des êtres vivants et des territoires.

 

À propos de l’auteur

Au lecteur de ce livre, l’auteur doit une confession. Il n’est pas agriculteur. Il n’est pas non
plus agronome, ni même spécialiste de l’agriculture. Durant près de trente ans, ses chemins l’ont conduit à ausculter plusieurs grandes crises
comme la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, celle de Fukushima, la pollution par l’agriculture bananière des îles de la Martinique et de la Guadeloupe.
Dans toutes ces crises, le devenir des agricultures et des agriculteurs est une question centrale. En effet, ces crises sont mésologiques (du grec
mesos, « milieu ») ; elles touchent à la fois l’homme et son milieu vivant. Mais surtout, elles perturbent irréversiblement les relations entre les hommes et leur milieu de vie. Ces crises sont des secousses sismiques, elles font entendre les ébranlements profonds du monde qui résultent du projet occidental de la modernité depuis la Renaissance.
D’abord comme chercheur en sciences sociales, l’auteur a tenté de comprendre ces situations d’une grande complexité. Puis, comme intervenant
de terrain, il a travaillé avec les habitants des territoires contaminés, et particulièrement avec des personnes pratiquant des activités agricoles
qui sont durablement affectées. Agricultures et agriculteurs sont omniprésents dans ces situations et parfois mis en cause dans leurs pratiques. Mais
partout, pour peu qu’elles se recentrent sur l’essentiel, les activités agricoles sont incontournables pour rétablir un milieu de vie, pour reconstruire
une confiance entre les hommes. L’agriculture n’est donc pas une activité comme une autre. Elle joue un rôle central dans la transformation que
nous devons maintenant opérer vers des modes de vie renouvelables et transmissibles. L’agriculture appelle toute notre attention.

 

Extraits

« Cultiver la terre
Sans le jardin et ses fruits, l’homme meurt. Sans l’homme, le jardin dépérit. Homme et jardin sont en devenir. Leur relation est coalescente
(ils grandissent ensemble). Homme et jardin sont en interaction et leurs potentialités se conjuguent. Adam est appelé à cultiver le jardin, pas seulement à en recueillir les fruits. Il ne crée ni ne conquiert ce jardin. Cultiver, c’est se mettre à l’écoute du jardin, c’est nommer les êtres qui l’entourent et ainsi créer un monde humain. L’homme développe une action, un art qui révèle les potentialités du jardin. Comme Shakespeare le fait dire à l’un de ses personnages : « La nature ne peut être perfectionnée que par les moyens qu’elle-même a créés, […] en sorte que l’art, qui dites-vous ajoute à la nature, n’est lui-même que le produit d’un art supérieur que la nature a fait. Ainsi vous le voyez, jeune beauté, que nous marions une tendre tige avec un tronc sauvage, et faisons produire à l’arbre le plus vil, des nobles rejetons. C’est un art qui corrige la nature, ou plutôt qui la modifie :
mais cet art lui-même c’est encore la nature. » Adam est ainsi transformé comme le jardin par cette action de cultiver. La conception biblique ne
repose pas sur une idée de maîtrise de la nature, mais sur une forme de complémentarité et d’altérité entre l’homme et le jardin. »

 

« La perspective anthropologique permet de renouveler le regard que nous portons sur l’agriculture. Plutôt que de regarder l’agriculture à partir
de sa seule fonction de production en amont d’une chaîne de transformation et de valorisation, nous sommes invités à examiner la façon dont
les agricultures favorisent ou peuvent favoriser la création d’un monde habitable composé de différents milieux de vie et d’écosystèmes qui sont
rendus possibles par une multitude d’interactions complexes entre humains et non-humains. Plutôt que de placer les activités agricoles à la périphérie
de modes de vie urbains, dont elles ne seraient que les pourvoyeuses des ressources tirées de la nature, c’est plutôt une image des activités agricoles
comme centre de vie et d’humanisation, comme nœud de réseaux écosystémiques qui se dégage de cette nouvelle perspective. »

Offre d’emploi – Service civique (profil communication)

20 mai 2019

 

Fiche de mission – Service civique

profil communication

Courant pour une écologie humaine

septembre – mars 2019

ServiceCivique_Article

 

Lisa, en service civique actuellement : »Mon expérience au sein du CEH est encore plus fructueuse que ce à quoi je m’attendais ! J’apprend tous les jours, sur l’Homme, sur moi-même, et plus spécifiquement sur le secteur de la communication et ses outils. Au bureau, il y a une ambiance positive basée sur la bienveillance et le respect, c’est un plaisir de venir y travailler ! »

Gwanaël, en service civique actuellement : « Mon expérience au CEH est très intéressante. Elle me permet de travailler sur des projets différents et variés. L’équipe est vraiment sympa et l’ambiance est agréable. Solweig nous met à l’aise dès le début et est toujours disponible en cas de soucis. »

Retrouvez les verbatim des promotions antérieures en fin d’article.

 

CONTEXTE DU POSTE

Le Courant pour une écologie humaine (CEH) est une association loi 1901 lancée en juin 2013 et dont l’objet est de « prendre soin de tout l’homme et tous les hommes » en faisant connaître l’écologie humaine et en la faisant progresser au sein de notre société.
Il se définit comme un laboratoire de transformation personnelle et sociétale au service de tout l’homme et tous les hommes, fondé sur une anthropologie réaliste qui situe l’homme à sa juste place dans le monde vivant. Le CEH propose à ceux qui le rejoignent de devenir acteurs, à hauteur d’homme (là où ils se trouvent, avec les capacités et les talents qu’ils ont), pour construire une Société de Bien Commun (SBC).

Il leur propose :

Un manifeste qui offre trois clés pour cette transformation : bienveillance, communs et vulnérabilité,
Une formation anthropologique expérimentale et pratique à suivre en équipe, qui permet à chacun de s’outiller pour se situer, s’enraciner, s’ouvrir, se relier, habiter, travailler, cultiver, prendre soin, pacifier et mieux contribuer à la construction de cette SBC,
Des publications qui donnent voix à des acteurs déjà engagés dans cette transformation au cœur de leurs activités,
– Des chemins d’action sectoriels et des outils pour ceux qui veulent rechercher et mettre en oeuvre pratiquement cette transformation (agriculture, travail, habitat, santé, éducation, culture, insertion sociale, justice, numérique, journalisme, finance…).

La mission de l’assistant(e) communication consistera à participer à la gestion et au développement de la communication interne et externe au CEH, au niveau national.

 

ACTIVITÉS DU POSTE 
Sous la responsabilité de la Déléguée Générale, la personne en service civique aura pour missions principales :

Aide à la coordination des bénévoles engagés en région et au développement du réseau :
– échanges téléphonique et mails pour suivre les projets / les problématiques terrains
– (potentiellement) visites en région pour accompagner le développement des projets du CEH et la transmission / valorisation des bonnes pratiques.

Support à l’animation de la communication interne et externe du CEH :

– création / montage vidéo & graphisme (Gimp)

– participation à l’élaboration de la newsletter du Courant

– développement et animation du site Internet www.ecologiehumaine.eu

– community management (Twitter, LinkedIn et Facebook à date)

– veille

– aide à la gestion d’événements.

Objectif : créer du lien entre les bénévoles du CEH afin de renforcer la structuration du réseau et valoriser les actions inspirantes et bienveillantes réalisées en France.

 

PROFIL SOUHAITÉ
Âge
: 18-25 ans
Niveau de qualification
: forte motivation pour la mission
Compétences particulières
:
– bon relationnel,
– graphisme et montage vidéo,
– goût pour les réseaux sociaux,
– intérêt pour les problématiques de l’écologie humaine.

 

CONDITIONS DE L’OFFRE
Statut
: Service Civique – Indemnité mensuelle nette de 467,34 € + prestation de 106,31 € pour les frais de transport, d’alimentation ou de logement (pour information sur le Service Civique, rendez-vous sur : www.service-civique.gouv.fr)
Durée : Mission de 6 mois – 24h/semaine
Lieu : 75009 Paris (métro Grands Boulevards)
Contact : CV + LM en précisant la réf SC CEH à national@ecologiehumaine.eu ou au 12 rue Rougemont, 75009 Paris. Il est également possible de postuler directement sur le site du service civique.

 

 

Marianne, en service civique entre novembre et juin 2018 : « Au cours des 6 mois passés au sein du CEH, j’ai pu comprendre comment fonctionnait une association. J’y ai également découvert les actions bienveillantes qui y sont menées dans un objectif de bien commun. Les tâches sont également variées et enrichissantes et l’ambiance accueillante ! Au final, cette expérience m’a permis d’acquérir une certaine assurance. »

Diane, en service civique entre mai et novembre 2017 : « Le CEH m’a fait prendre conscience des responsabilités qui incombent à chacun – il m’a aussi permis de m’ancrer dans le moment présent et d’évoluer professionnellement. Le Courant nous fait réfléchir et nous permet d’avancer sur notre chemin de vie. »

Madeleine, en service civique au Courant pour une écologie humaine entre juillet et décembre 2016 : « Le CEH a ouvert mes yeux sur un monde différent. C’est une expérience unique, à la fois très variée et enthousiasmante – tant humainement que professionnellement -. Et le quartier vaut vraiment le coup ! 😉 »

Albane, en service civique au Courant pour une écologie humaine, de décembre 2015 à mai 2016 : « Une expérience très enrichissante, faites de rencontres passionnantes. 6 mois pour accroître ses compétences dans la joie et la bienveillance pour une cause qui en vaut largement la peine ! »

Territoires Vivants : des agricultures au service de la vie

14 mai 2019
La plateforme territoiresvivants.fr regroupe des initiatives impliquant des activités agricoles, des projets favorisant la cohésion sociale, des innovations contribuant à l’attractivité des territoires, etc. pour inspirer !

UNE PLATEFORME EN LIGNE

Territoires Vivants est une plateforme utilisant Internet avec pour objectif de favoriser dans la vraie vie la contribution des agricultures à la vitalité des territoires.

À partir de leurs fonctions d’approvisionnement, elle valorise des initiatives impliquant des activités agricoles comme levier de solidarité, dans de multiples domaines : santé, biodiversité, éducation, réinsertion sociale, emploi, cohésion sociale, convivialité, identité culturelle, attractivité des territoires…

Il s’agit d’une initiative du Courant pour une écologie humaine, d’essence coopérative, à but non lucratif,  dont la gouvernance sera assurée par ses partenaires territoriaux et nationaux.

 

TROIS BÉNÉFICES

Territoires Vivants est un outil pour :

  • Être inspiré. On y recense des activités innovantes, liées à l’agriculture, qui participent à la vitalisation des territoires, en France et à l’international.
  • S’exprimer. Les initiatives d’un contributeur et celles de ses voisins sont valorisées et géolocalisées. Chacun a la possibilité d’entrer en contact avec les porteurs de projet.
  • Être reliés. Il s’agit d’un point de ralliement pour toute personne qui agit, avec son prisme spécifique, en faveur de la vitalité de son territoire : groupement d’agriculteurs, élus territoriaux, chambres consulaires, entrepreneurs, associations, administration, acteurs de santé, communautés… Ensemble, il est plus facile de créer des synergies, d’avancer sur des projets complexes, de recréer une entraide locale.

 

QUI EST CONCERNÉ ?

Le projet Territoires Vivants s’adresse à toute personne impliquée dans la vitalisation de son territoire : porteurs de projet, institutions, collectivités territoriales, élus locaux, associations et réseaux.
Bien sûr, tout agriculteur peut se sentir concerné, qu’il travaille en agriculture en transition, traditionnelles ou « d’interstice » (non professionnelles).

 

COMMENT ÇA MARCHE ?

  1. Se connecter à territoiresvivants.fr
  2. Explorer les initiatives existantes sur son territoire.
  3. Découvrir des innovations inspirantes en lien avec l’agriculture.

 

L’ÉMERGENCE DU PROJET

Cette plateforme a été créée à l’initiative du Courant pour une écologie humaine.

À partir de septembre 2017, en collaboration avec L’Oréal et une quinzaine d’étudiants de la Skema Business School, une maquette du projet a été réalisée et testée avec un groupe d’acteurs territoriaux (agriculteurs, association territoriale de développement, élus, chercheurs).

Depuis juillet 2018, la plateforme se construit sous la direction d’un développeur d’EPITECH et une développeuse d’HETIC. Le premier prototype de la plateforme a été présenté en janvier 2019 à un groupe d’acteurs locaux.

La troisième étape de ce projet est en cours : animation de la phase d’expérimentation territoriale sur trois territoires pilotes, test des outils d’intelligence artificielle, maintenance du site.

Si ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter pour y contribuer.