COOPÉRER AU SEIN D’UNE EQUIPE PROJET #8

Gilles le Cardinal est professeur émérite en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC). Il a, notamment, co-développé la méthode PAT-Miroir © qui compte aujourd’hui près de 500 applications. PAT, c’est pour Peurs, Attraits et Tentations. Gilles, qui est également auteur auteur de deux livres sur la confiance – « La dynamique de la confiance » et « Construire la confiance, de l’utopie à la réalité » – partage son expertise en vous proposant 10 étapes pour faciliter la coopération au sein d’une équipe projet. Quoi de plus « écologie humaine » que la coopération ?

 

HUITIÈME ETAPE : rechercher, par ateliers de créativité stimulant l’intelligence collective, des préconisations susceptibles de garantir la réussite du projet tout en construisant la confiance.

La démarche proposée part de la représentation précise et structurée dont nous venons d’expliquer la conception à l’étape précédente. Il convient maintenant que l’équipe propose des préconisations, en procédant thème après thème, sous-thème après sous-thème, en partant soit des PAT, soit des DOV.

Quelle est la logique qui permet de déduire des préconisations à partir des PAT, sous-thème par sous-thème ?

L’équipe va chercher les précautions à prendre pour diminuer les peurs recensées, puis les moyens et stratégies qui permettraient de conforter les attraits, enfin de retourner comme un gant les mauvaises pratiques que signalent les tentations en bonnes pratiques.

Il est parfois plus performant de procéder à partir des DOV de la façon suivante :

  • des dangers, l’équipe déduit les précautions à mettre en place, qu’il s’agisse de barrière de prévention pour éviter l’accident ou de barrières de protection pour minimiser ses conséquences, si, malgré tout, il se produisait. On constate souvent qu’un danger peut générer plusieurs précautions. Exemple : s’assurer d’avoir les moyens suffisants.
  • des objectifs, l’équipe déduit les moyens et les stratégies les plus efficients à mettre en œuvre pour les atteindre. Exemple : vérifier que les compétences requises sont présentes dans l’équipe.
    La plupart de ces moyens et stratégies sont complémentaires mais ils peuvent être aussi, mais dans des cas plus rares, incompatibles entre eux. Il faudra alors qu’un comité de pilotage tranche entre ces suggestions antagonistes.
  • Des valeurs, l’équipe va déduire les bonnes pratiques à mettre en œuvre qui respectent les valeurs transgressées par les tentations. Exemple : définir et mettre en pratique un vrai management participatif.

 

À partir des centaines de PAT recensées et classées, l’équipe va pouvoir ainsi générer des centaines de préconisations que l’on classera en trois catégories :

  • les précautions qui constitueront « le management des risques »
  • les moyens et stratégies qui constitueront « le management des objectifs »
  • les bonnes pratiques qui constitueront « le management de l’éthique relationnelle »

Ces trois composantes du management sont indissociables et devront être prises en compte par le comité de pilotage. Elles proviennent directement du choix que nous avons fait de décrire les interactions par les PAT qu’elles suscitent chez les protagonistes.

 

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Courant pour une écologie Humaine

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