Répondant au doux nom d’Iguana delicatissima, le physique ingrat de l’iguane n’attire pas la bienveillance de tous. Après avoir passé la majorité de sa vie en Guadeloupe, Elisabeth, en service civique au sein du Courant pour une écologie humaine, souhaite partager son intérêt pour cet animal qui lui est cher.

Iguana delicatissima, iguane des petites Antilles, par Patricia Brouard
Iguana delicatissima, par Patricia Brouard

L’iguane n’est pas un top model

Elisabeth, en service civique au sein du Courant pour une écologie humaine : “Dans le jardin de mes parents, l’après-midi, on pouvait les observer se prélasser au soleil ou se délecter des fruits. Ma mère disait toujours “Oh non ! Encore des iguanes… Ils sont trop laids”. Je ne partageais pas son point de vue. Moi, ces minis-dragons, je les trouve fascinants !

Ce grand lézard peut atteindre 1 mètre 60 (La queue compte pour 70 % de leur taille, mais quand même !) et est de couleur variable ; cette dernière détermine âge, sexe et “statut social”. Ils sortent de l’œuf en un magnifique vert pomme. Les femelles, en prenant de l’âge, passent à un vert plus mat et sombre. Quant aux mâles, ils adoptent des dominantes de gris, brun ou noir.

Lieux de vie de l'iguane
aire de répartition d’Iguana delicatissima, Plan National D’actions

L’iguane est un excellent nageur

Entre nager et grimper, l’iguane n’a tout simplement pas choisi. Il y a même une légende qui raconte que c’est à la nage qu’il a rejoint la Guadeloupe continentale depuis Les Saintes. Ce périple reste à être confirmé, mais une chose est sûre : la nage fait bien partie de ses compétences.

Ses capacités de grimpeur lui sont utiles, car, malgré ses airs de dragon, il est herbivore. Et pour manger les meilleures mangues de l’arbre, il a intérêt à maîtriser l’escalade !

Délicat comme son nom

Présent dans les petites Antilles, entre Anguilla et la Martinique, l’iguane est malheureusement en voie de disparition.

Cet état de fait est dû à plusieurs facteurs. L’iguane des petites Antilles s’hybride avec l’iguane vert qui a un phénotype dominant. L’iguane vert, espèce invasive, a été introduit par l’homme dans les îles où l’Iguana delicatissima est endémique.

Il y a également des facteurs autres, comme la destruction de son habitat, la chasse, et l’introduction de prédateurs.

Alors, pour ne pas perdre d’autres magnifiques espèces comme l’iguane des petites Antilles, tâchons à l’avenir d’éviter tout ce qui peut bouleverser les écosystèmes naturels ! Inutile de rappeler à quel point la biodiversité est vitale…”


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